Réunion de la conférence des doyens du 5 avril 2018 portant sur la R3C

Les doyens ont présenté leur position sur le futur de la R3C. Elle est très simple : Suppression de la MBD qui sera éclatée en 4 DES : pédo, paro, endo et réhabilitation oro-faciale complexe.

La présidente de la conférence des doyens nous avait promis la présentation de 2 solutions, dont une avec un DES orienté omnipratique avec options comme proposé il y a 1 an par le SNIO. Cela n’a pas été fait.

Cette position était celle prévisible il y a déjà 1 an. Après cette année blanche de toute proposition concrète, le SNIO attend toujours les maquettes de certains DES, et surtout les détails et limitations d’exercice associées à ces spécialités.

Aucune information n’est délivré sur le futur contenu du DES de réhabilitation oro-faciale.

Nous leur avons présenté les résultats du sondage (refait à leur demande) montrant, comme celui réalisé 1 an auparavant, que plus de 70 % des internes MBD ne souhaitent pas un exercice exclusif. La conférence des doyens a refusé d’en tenir compte. Ils ne sont pas du tout ouverts à la négociation.

Comme eux, nous constatons le manque de reconnaissance dont souffre le DES MBD. Comme eux nous attendions de cette R3C une réforme en profondeur de ce DES pour qu’il réponde aux défis de demain.

Le SNIO affirme que la reconnaissance d’une spécialité ne pourra passer que par une réelle adéquation entre une réponse aux besoins de santé publique par un nombre suffisant de spécialistes pour une réelle accessibilité ( que ce soit en termes financiers, de répartition démographiques et de délais) et une prise en compte de l’équilibre des futurs cabinets de spécialistes pour permettre un exercice libéral serein de ces futurs spécialistes.

De plus aucune réelle proposition n’est faite concernant une véritable lisibilité aussi bien pour le patient que pour l’étudiant entre l’internat et les DU, ces derniers aboutissant toujours plus rapidement, plus facilement, à l’acquisition des compétences de spécialiste.

La MBD et le DESCO ont déjà des difficultés, dans certains centres dentaires, à recruter des patients spécifiques là où des DU de parodontie, implantologie et endodontie existent. Rien ne sera fait pour que les internes des éventuelles nouvelles spécialités puissent se former correctement. Les DES CO et les DES ODF peinent déjà à valoriser leur formation d’excellence et de mérite face aux formations payantes.

La réforme proposée par la conférence des doyens ne fait qu’entériner les pratiques universitaires actuelles. Elle ne garantit en rien les moyens de formation pour les futurs internes.

Le SNIO s’est engagé très tôt dans cette réforme nécessaire afin de poursuivre l’amélioration de la formation des internes pour l’odontologie du 21ème siècle. Il n’est pas trop tard pour proposer une réforme ambitieuse en lien avec les réalités du terrain , les attentes des internes et surtout l’intérêt de nos patients.

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